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  Arts visuels
 
Le Centre Culturel Bactria, comme espace artistique contemporain, joue un rôle de catalyseur  en offrant des occasions aux artistes locaux d’exprimer leur créativité de façon entièrement libre et expérimentale. C’est pour le moment le seul lieu de Douchanbé encourageant les artistes à présenter leurs visions artistiques à  travers des approches innovantes.  
 
  Education Artistique
 
Le Centre Culturel Bactria, acteur culturel des activités d’ACTED, se consacre entièrement à l’accès à l’information et au développement professionnel. Les activités éducatives s’adressant aux artistes et professionnels de l’art sont organisées avec la ferme conviction  que ce sont les membres de la société les plus actifs qui peuvent eux-mêmes être à l’origine d’une meilleure compréhension de l’identité nationale, des changements sociaux et du développement.  
 
  Bibliothèque
 
Le principal centre d’information de Bactria est sa bibliothèque qui compte une collection importante de livres en Tadjik, Russe, Anglais, Allemand et Français traitant principalement de la culture et de l’histoire. Les ouvrages ayant le plus de valeur dans la collection sont les livres d’art sur les travaux de Michelangelo, Levita, Vrubel, Aivazovsky, Theophane le Grec ainsi que les films avant-garde russes et occidentaux et la Renaissance italienne.  
 
  Arts visuels / Expositions 2008

Exposition: "L’Art au féminin" – mars 2008

"Où est l’art féminin?"

Il serait naïf de prétendre que l’exposition «L’Art au Féminin» était la première du genre où des représentantes du “sexe faible” essayaient de présenter  un art féminin correspondant aux tendances et approches contemporaines artistiques. Dès l’antiquité, la pomme, choisie comme symbole de l’exposition, était considérée comme le symbole de la perfection et l’emblème du don de Dieu. Seuls les vrais amateurs d’art devraient pouvoir juger du succès de cette exposition en termes de perfection.

Pourquoi cette exposition était-elle attrayante ? Tout d’abord le choix d’un espace d’exposition unique : espace qui n’était ni un studio, ni une galerie, ni un musée, mais un simple sous-sol.  Le visiteur, pris d’une sensation de froid et de frayeur en descendant les escaliers, se retrouve soudain dans un espace artistique où règne la chaleur de l’âme féminine. Les oeuvres d’art, aussi bien traditionnelles que contemporaines (peintures,  illustrations, graphiques, kundal, broderies, photo et art vidéo, installations), répondent à tous les goûts. Il n’y aucune restriction ni direction imposée parmi les travaux sélectionnés, en particulier en ce qui concerne la qualité des matériaux. 

L’atmosphère de l’exposition valide une fois de plus l’idée d’un art féminin fait de tendresse et de charme. C’est peut-être cette même croyance qui se cachait derrière la volonté d’exposer la broderie de soie et de perles, “Flore et Faune”. La silhouette de la panthère, symbole d’un féminisme prédateur, flexible et gracieux, est associée à la futile vision d’une silhouette féminine.

Le travail «Clown» est un travail de batik intéressant et éclectique. Le clown regarde le visiteur d’un œil rusé, tout en jouant avec ses poupées, ou peut-être avec les coeurs de l’humanité. Jette un coup d’œil à la peinture ‘Mélodie’ et écoute la musique de l’âme.


Tandis que la peinture « Papillon de nuit » révèle un sentiment d’inconstance et de frivolité, les yeux de la « Fille de Kulob » captivent les observateurs. Son regard laisse apparaître sa sincérité, son ouverture et une tristesse cachée.  

Le travail « Esclaves sans visages » aborde le problème du genre en lui donnant un caractère conceptuel fondamental. A côté de la peinture est accroché un article de journal : information en réflexion et peut-être en commentaire au concept de l’artiste. « …Au Tadjikistan, toutes les femmes n’attendent pas et n’aiment pas célébrer le 8 mars, bien au contraire. Leurs mains tannées et craquelées ont oublié la sensation de tenir des fleurs, cela fait longtemps que personne ne leur a plus offert de cadeau et de toute façon elles n’en attendent même plus… » (Asia-Plus, Numéro 10 (424)/ 6 Mars 2008, “Ce n’est pas une fête pour la femme”).

A travers les élégants collages, extrêmement inventifs, “Amour rapide” et “Je suis venu, j’ai vu et j’ai acheté”, l’artiste fait référence au vide spirituel d’une société moderne où l’argent gouverne.

L’auteur des œuvres “La Femme aux Herbes”, “L’esprit des traditions”, “Nuit de Lune” et “Hommage aux Kiskiacks” tente de représenter les traditions culturelles amérindiennes.


Le reste de l’exposition est assez sombre. Des travaux se sont perdus derrière ceux présentant un intérêt en terme de techniques et d’arrangements.

Une partie de l’exposition amène soudainement les visiteurs dans une salle séparée où la vidéo d’une fille se maquillant est projetée sur le mur. Ainsi se confirme l’idée selon laquelle un nouveau jour apporte de nouveaux espoirs et de nouvelles aspirations.

Les impressions laissées par l’exposition nous amènent à l’idée de la nécessité d’un changement radical du rôle des artistes féminins dans notre société. Ce dernier ne doit pas se restreindre à travailler la toile de 8h à 18h et à attraper des lueurs d’inspiration dans des studios d’état réservés. L’art ne devrait pas isoler l’artiste contemporain et l’amener uniquement à penser à son pain quotidien. Sa responsabilité est celle d’un intellectuel à la recherche des problèmes de société. Vivre de façon créative c’est être capable de transformer des idées pré-établies sur l’art à travers une vision contemporaine.

On garde espoir de voir un jour des observateurs qui ne feront plus que regarder mais aussi réagiront au présent.


(Mukaram Komilova – journaliste indépendante)

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Exposition: "A la recherche d’espace" – février 2008

Exposition: "Thèses d’avril” – avril 2008

Exposition: "Ombre" – travail collectif avec Martha Jackson-Jarvis et des artistes et étudiants en art tadjiks – juin 2008

  Musique
 
Le Centre Culturel Bactria met en oeuvre des projets pour le renforcement des compétences professionnelles et pour le développement de l’industrie musicale au Tadjikistan.  En premier lieu, en organisant des concerts réguliers, le centre offre aux musiciens un espace pour se produire et laisser libre cours à leur créativité en toute liberté.Des festivals tels que la Journée du Rock’n’Roll ou bien la Fête de la Musique visent à encourager les musiciens à composer et jouer leur propre musique.
Groupes: MIZROB | SAMO
 
  Héritage culturel
 
Lorsque le contexte le permet, ACTED met en place des activités de conservation et de réhabilitation de l’héritage culturel, si ce dernier a été abîmé ou souffre d’un manque d’entretien dû aux difficultés rencontrées par les communautés qui devraient normalement se charger de sa préservation.  
 
  Cours de langue
 
En raison de la dégradation continue de la structure éducative tadjike, qui s’éloigne du système d’éducation primaire et secondaire unifié de la période soviétique, aujourd’hui à peine 60% de la population en âge d’aller à l’école bénéficie d’opportunités éducatives. A travers l’offre de possibilités d’apprentissage et de développement professionnel, BACTRIA vise à démocratiser l’accès à l’information et à l’éducation.  
 
  Centre Culturel Bactria (c)
Design Anton Rukhlov
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